Lectio Divina

« Le feu est chaleur. La parole de Dieu ne doit pas être pour nous une théorie. Nous devons nous laisser réchauffer par elle afin de pouvoir en réchauffer d’autres. Nous avons à devenir chauds de la chaleur de Jésus-Christ, de l’énergie irradiante de sa bonté. Et le feu est sainteté… »

Cardinal Ratzinger

Dimanche XVI du Temps Ordinaire - Année B

Désert et don de soi au service de la Compassion

Bousculé : dans l’évangile de ce dimanche, le Christ est bousculé et contraint de changer de programme. Entre les apôtres qui rentrent exténués de leur première mission, et les foules qui ne cessent de les suivre partout, la situation devient intenable. Mais c’est la compassion du Cœur de Jésus qui l’emporte finalement (Mc 6).

À l’écoute de la Parole

Jésus, dans cette page mouvementée, dévoile son cœur de bon Pasteur : envers les disciples, qu’Il voudrait voir se reposer. Envers les pauvres gens, qui l’obligent par leurs supplications à abandonner les disciples à leur fatigue. Dans un endroit désert, à l’écart, « Il se mit à les enseigner longuement », accomplissant ainsi l’oracle de Jérémie sur le Germe juste (Jr 23).

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Méditation

Aujourd’hui comme jadis en Galilée, l’humanité ressemble à un troupeau de « brebis sans berger », et le Cœur de Jésus se penche sur elle avec compassion. Comment apprendre du Maître cet amour pour les brebis ? Comment se donner à la mission sans y perdre son équilibre personnel ?

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Pour aller plus loin

« Reposez-vous un peu » : l’invitation du Christ est aussi réaliste qu’actuelle. Dans nos diocèses, les agents pastoraux ne sont-ils pas menacés par un activisme de bonne intention mais aux conséquences parfois fâcheuses ? Voici un article de Pascal Ide qui affronte ce thème délicat :

« Le burn-out (BO) touche aujourd’hui une bonne part de la population active. Un premier article l’a décrit et proposé une grille de lecture inédite pour expliquer autant sa nature que son origine : dans le contexte d’une société du trop-plein, il serait une pathologie du don de soi. Ce second article l’applique à la pastorale des prêtres, mais aussi des religieux et des agents pastoraux. Après avoir résumé une étude exemplaire conduite en 2004-2005 sur les prêtres du diocèse de Padoue, il montre que le prêtre est particulièrement exposé au BO. Après s’être mis à l’écoute de l’Écriture, il propose pour y remédier une série de moyens organisés à partir des trois moments du don : la réception, l’appropriation et la donation. »[1]