Lectio Divina

Méditation : de la préparation à la manifestation

Nous proposons de méditer sur trois enseignements essentiels contenus dans les lectures de ce dimanche : la nécessité, pour toute manifestation de Dieu, d’un temps d’attente et de préparation (1). La manifestation d’un Messie différent de ce que l’homme peut imaginer et qu’il convient de découvrir toujours plus (2). Nous évoquerons enfin la manière d’imiter Jean et d’être messagers de la Bonne Nouvelle (3).

Attente et préparation

Tous les personnages de l’évangile d’aujourd’hui ont vécu une forme d’attente, qui ne fut pas passive mais plutôt une attitude active. Une préparation de tout leur être à la manifestation qui vient.

Les foules, tout d’abord : « le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était dans l’attente » (Lc 3,15). Les cœurs étaient tendus vers un événement dont ils ne connaissaient pas la nature précise. Cette attitude est très belle et démontre une foi profonde : ouvrir son cœur à ce qui va venir, l’accueillir par avance sans savoir de quoi il s’agira, en acceptant que Dieu conduise toute chose. Pour le peuple, cette attente se traduit de manière concrète par l’accueil du baptême de pénitence donné par Jean, et par une conversion du cœur. Écoutons le pape Benoît XVI :

« Dans le passage évangélique, qui vient d'être proclamé, saint Luc observe avant tout que le peuple ‘était dans l'attente’ (3, 15). Il souligne ainsi l'attente d'Israël, il perçoit, chez ces personnes qui avaient quitté leur maison et leurs engagements habituels, le désir profond d'un monde différent et de paroles nouvelles, qui semblent trouver une réponse précisément dans les paroles sévères, exigeantes, mais pleines d'espérance du Précurseur. Son baptême est un baptême de pénitence, un signe qui invite à la conversion, à changer de vie car s'approche Celui qui ‘vous baptisera dans l'Esprit saint et le feu’. » [1]

Jean-Baptiste a également vécu un temps d’attente et de préparation, en vue de la révélation du Messie. En réalité, toute sa vie jusque-là n’a été qu’une longue préparation : « Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël » (Lc 1,80) nous dit Luc après le récit de sa naissance. Au Jourdain où il baptise, Jean attend la manifestation de celui qu’il ne connaît pas encore et le signe que Dieu voudra bien lui donner pour le reconnaître.

Jésus, enfin : à partir de l’épisode de recouvrement au Temple, Jésus entre dans le silence de la vie ordinaire et y demeure une vingtaine d’années. Luc nous le décrit brièvement : « Il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2, 52). Le Fils de Dieu lui-même, lorsqu’il vient dans le monde, se prépare longuement à sa mission.

C’est un grand enseignement pour nous, à une époque où l’impatience est de mise, et où les temps de préparation, de mûrissement, sont souvent considérés comme du temps perdu. Mais rien de grand ne peut se faire sans une lente préparation, cet espace où l’Esprit de Dieu peut former l’homme dans le secret, façonner son cœur et le préparer pour accueillir sa révélation, accomplir la mission qui sera la sienne. Dieu construit son Église dans l’obscurité, comme l’a décrit la carmélite Edith Stein – alors même qu’elle vivait une époque de ténèbres :

« Il s’est toujours trouvé au cours des temps des cœurs humains qui, comme les cœurs des premiers hommes, se laissèrent toucher par la rayonnante clarté de Dieu. Cachée aux yeux du monde, elle les illumina et les enflamma, elle attendrit la matière dure, encroûtée et déformée de ces cœurs et la remodela à l’image de Dieu avec une douce main d’artiste. À l’insu de tout regard humain, les pierres vivantes ont été ainsi formées, et le sont encore, avant d’être assemblées en vue de l’édification d’une Église tout d’abord invisible […]. Mais quand ils en furent arrivés à s’abandonner à lui comme des instruments dociles, il les employa à une œuvre extérieure dont l’efficacité était visible, il dirigea par leur intermédiaire le cours de l’histoire et il suscita à partir d’eux son peuple élu. De même. Moïse fut d’abord formé dans le silence avant d’être envoyé comme chef et législateur.» [2]

Tout ce qui se fait de grand a besoin de préparation. C’est le rôle des années de séminaire pour les prêtres, du temps des fiançailles pour les couples, de la gestation pour les parents. C’est aussi le sens des épreuves cachées que traversent tant de personnes, des vicissitudes de la vie que les saints vivent souvent avec une acuité particulière, comme s’ils étaient émondés avant de porter du fruit.

Acceptons-nous comme Jean-Baptiste d’être longuement préparés en vue d’une mission qui n’est pas encore claire ? Avons-nous comme Jésus la patience et l’humilité nécessaires pour supporter les temps ordinaires, les temps morts, les temps d’épreuves où nous nous sentons peu utiles au Royaume et ne voyons pas bien le sens de notre action ? C’est pourtant là par excellence que Dieu travaille notre cœur et s’il le fait c’est en vue d’une mission et d’un rayonnement. Prenons-nous, chaque jour, le temps nécessaire à la prière pour que Dieu fasse de nous des serviteurs selon son cœur ?

Enfin, sommes-nous, comme le peuple, « dans l’attente », ou bien confortablement installés ? Le Seigneur vient sans cesse, il nous appelle chaque jour de manière nouvelle et se révèle toujours davantage. Il nous invite, au terme de notre vie à attendre « la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et sauveur » (Tite en seconde lecture). Restons toujours dans l’attente… et unissons-nous à la prière que l’Église met sur nos lèvres, le Notre-Père, prière qui convient si bien à ce temps selon le Catéchisme :

« Les demandes à Notre Père, à la différence des prières de l’Ancienne Alliance, s’appuient sur le mystère du salut déjà réalisé, une fois pour toutes, dans le Christ crucifié et ressuscité. De cette foi inébranlable jaillit l’espérance qui soulève chacune des sept demandes. Celles-ci expriment les gémissements du temps présent, ce temps de la patience et de l’attente durant lequel ‘ce que nous serons n’est pas encore manifesté’ (1 Jn 3, 2). L’Eucharistie et le Pater sont tendus vers la venue du Seigneur, ‘jusqu’à ce qu’il vienne !’ (1 Co 11, 26). » [3]

Le sauveur manifesté

Voici comment le pape Benoît XVI introduit le passage d’évangile de ce jour :

« Avec la fête du Baptême de Jésus se poursuit le cycle des manifestations du Seigneur, qui a commencé à Noël avec la naissance à Bethléem du Verbe incarné, contemplé par Marie, Joseph et les pasteurs dans l'humilité de la crèche, et qui a connu une étape importante avec l'Épiphanie, lorsque le Messie, à travers les mages, s'est manifesté à toutes les nations. Aujourd'hui, Jésus se révèle, sur les rives du Jourdain, à Jean et au peuple d'Israël » [4] .

Cette manifestation du Christ à Israël nous permet donc d’avancer dans la connaissance du Sauveur. Jean lui-même nous livre un aspect de cette révélation : le Sauveur qui vient n’est pas un prophète ordinaire, il est infiniment plus grand que lui : « je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales ». Déchausser le maître était dans l’Antiquité le rôle de l’esclave, mais voici que Jean ne se considère même pas digne d’être l’esclave de Celui qui vient.

« Moi, je vous baptise avec de l’eau (…) Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ». Jean proposait un baptême de pénitence déjà supérieur aux simples rites de purification extérieure de l’époque, mais ce baptême ne permettait pas d’effacer les péchés. Celui qui vient va non seulement ôter le péché du monde, comme le dit Saint Jean en commentant le même épisode (Jn 1), mais il va aussi plonger l’homme dans son propre Esprit et dans le feu, lui donnant de pouvoir vivre de la vie même de Dieu et de résister au péché. Il va brûler le cœur de l’homme au feu de son propre cœur et lui donner de pouvoir aimer comme lui.

Au début de sa vie publique, le Fils de Dieu rejoint l’homme là où il exprime sa détresse face à son propre péché et son désir de conversion : au Jourdain, où Jean baptise. Mais il lui offre plus que sa clémence. En prenant sa place dans la file des hommes pécheurs et pénitents, il se « fait péché pour nous » (2 Cor 5) et révèle la miséricorde de Dieu qui atteindra son sommet à la Croix, amour fou de Dieu qui va jusqu’à mourir pour libérer sa créature du péché et de la mort.

Le texte d’Isaïe (première lecture) nous donne la mesure de cette miséricorde. La venue de Dieu n’est pas d’abord révélation de puissance, jugement porté sur les nations et les croyants égarés, elle est surtout Bonne Nouvelle, consolation et joie. La venue de Dieu est cause d’allégresse et non de crainte. Le texte regorge d’expressions évoquant la tendresse maternelle de Dieu : « consolez, consolez mon peuple ; parlez au cœur de Jérusalem ; portez la bonne nouvelle à Sion et à Jérusalem ; il fait paître son troupeau ; il les porte sur son cœur » (Is 40). Quand Dieu se manifeste à l’homme, c’est pour lui déclarer son amour et sa tendresse.

Voilà qui interroge notre propre attitude. Lorsque je prie, participe à la messe ou reçois le sacrement du pardon, est-ce bien tout cela que j’ai en tête ? Est-ce que je rends culte à un Dieu lointain, où est-ce que j’accueille avec joie celui qui, dans son amour infini, veut changer mon cœur et me donner un cœur semblable au sien, brûlant d’amour pour Lui et pour les hommes ? Nous pouvons prendre cette semaine le temps de remercier et de louer le Seigneur pour cette manifestation du Fils de Dieu, si grand que Jean ne peut dénouer la courroie de ses sandales, si humble qu’il prend sa place parmi les pécheurs, si fou d’amour pour nous qu’il prend notre condition et nous plonge dans l’Esprit Saint et le feu pour nous rendre semblables à lui. La deuxième lecture nous le dit : « Dieu nous a sauvés non par la justice de nos propres actes mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître, nous a renouvelés dans l’Esprit Saint, afin que rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle. » (Tt 3,6-7)

L’autre grande révélation de cet évangile vient, après Jean-Baptiste, directement du Ciel. Le baptême de Jésus est le premier épisode où la nature divine de Jésus et la réalité de la vie trinitaire sont manifestées : non pas à tous mais seulement à Jean-Baptiste, témoin d’une vision que ses disciples n’ont pleinement comprise que plus tard. Alors que Jésus prie – la mention n’est pas anodine –, sa relation avec Dieu son Père est intime et totale : une communion d’amour qui prend l’apparence d’un être vivant, une colombe symbolisant l’Esprit-Saint. Le Père fait entendre sa voix en s’adressant directement à Jésus : « Tu es mon Fils bien-aimé en qui je me complais. » Dieu est communion d’amour qui vient s’ouvrir à l’homme. Pour la première fois, le Ciel s’ouvre et rend visible aux hommes la vie intime de Dieu, selon la prophétie d’Isaïe qui exprimait le désir d’Israël :

« Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face (...) Voici que tu es descendu : les montagnes furent ébranlées devant ta face » (Is 63,19 et 64, 2).

Le pape François commente :

« Si les cieux restent fermés, notre horizon dans cette vie éternelle est sombre, sans espérance. Par contre, en célébrant Noël, la foi nous a donné encore une fois la certitude que les cieux se sont déchirés avec la venue de Jésus. Et le jour du baptême du Christ nous contemplons encore les cieux ouverts. La manifestation du Fils de Dieu sur terre marque le début du grand temps de miséricorde, après que le péché avait fermé les cieux, élevant comme une barrière entre l’être humain et son Créateur. Avec la naissance de Jésus les cieux s’ouvrent! Dieu nous donne dans le Christ la garantie d’un amour indestructible. » [5]

Voici ce que nous sommes donc appelés à contempler ce dimanche. Celui que Jean baptise dans le Jourdain n’est pas un simple prophète, il vient de Dieu et partage sa vie. Il choisit pourtant une voie d’humilité totale « ne revendiquant pas le rang qui l’égalait à Dieu » dira Paul dans la lettre aux Philippiens (2, 6), selon une logique qui nous est totalement étrangère. Après cet épisode, Jésus se fond à nouveau dans la foule, se retire au désert : c’est peu à peu qu’il révèlera le mystère de Dieu rendu momentanément visible lors du baptême.

Nous sommes familiers du Jésus qui enseigne et guérit ; essayons également de nous accoutumer à Jésus qui prie, et contemplons-le lorsqu’il ne fait plus qu’un avec son Père, dans l’Esprit. Contemplons avec émerveillement cette réalité de la vie trinitaire et cet amour qui lie les personnes divines et s’ouvre à nous pour nous accueillir en son sein.

Messagers de la Bonne Nouvelle

Cette grande nouvelle de Dieu-amour fait homme en Jésus-Christ, révélé au Jourdain, n’est pas un secret à garder pour soi. C’est une nouvelle à partager. Jean-Baptiste l’a compris qui proclame « voici l’Agneau de Dieu » et pousse ses disciples à suivre désormais Jésus.

La première lecture nous y exhorte vigoureusement : «Monte sur une haute montagne », « élève la voix avec force », « élève la voix, ne crains pas » (Is 40). Très souvent le chrétien, parfois au nom d’une discrétion de mauvais aloi, reste dans la vallée plutôt que de monter sur les hauteurs pour proclamer bien fort la Bonne Nouvelle ; parfois il élève la voix mais tout doucement, avec la peur de choquer et de déplaire. Comment évangélisons-nous ? Avons-nous à cœur d’être les précurseurs du Seigneur comme Jean-Baptiste ?

Deux modèles nous sont proposés ce dimanche : Jean-Baptiste et Paul.

Jean-Baptiste est un ascète, c’est un homme qui s’est retiré pour entendre la parole de Dieu et lui faire toute la place avant de débuter sa mission. C’est grâce à cela qu’il peut reconnaître Jésus et recevoir cette vision trinitaire dont il témoigne. Jean-Baptiste est aussi celui qui s’efface, ne tire aucune gloire de la mission confiée, reconnaît sa petitesse radicale. Lorsqu’il doit se définir, après avoir attesté n’être ni le Messie, ni Élie, ni le grand prophète, il dit simplement : « je suis la voix qui crie dans le désert... » (Jn 1). Voici comment le présentait Benoît XVI dans une homélie d’Avent :

« Qui est donc cet homme, qui est Jean-Baptiste? Sa réponse est d’une humilité surprenante. Ce n’est pas le Messie, ce n’est pas la lumière. Ce n’est pas Elie revenu sur terre, ni le grand prophète attendu. C’est le précurseur, simple témoin, entièrement soumis à Celui qui annonce; une voix dans le désert, de même qu’ aujourd’hui également, dans le désert des grandes villes de ce monde, de grande absence de Dieu, nous avons besoin de voix qui nous annoncent simplement: ‘Dieu est là, toujours proche, même s’il semble absent’. C’est une voix dans le désert et un témoin de la lumière; et cela nous touche au cœur, car dans ce monde avec tant de ténèbres, tant d’obscurité, nous sommes tous appelés à être témoins de la lumière. » [6]

Et nous, quelle sorte de messager sommes-nous ? Savons-nous prendre le temps de la prière pour écouter afin d’agir, non par nous-mêmes mais sous la conduite du Seigneur ? Savons-nous n’être qu’une voix, nous effacer, ou bien cherchons-nous à être appréciés, à nous attacher les brebis qui nous sont confiées, à être reconnus, estimés ?

L’autre exemple de ce dimanche est celui de Paul qui a vécu profondément cette expérience d’effacement et d’annonce de l’évangile : dans sa lettre à Tite, il suit les traces de Jean-Baptiste, en témoignant du Christ. Son discours ne parle plus de lui-même, mais du Christ et de son action en nous : comme l’évangile qui passe de la préparation du mystère à samanifestation éclatante, lorsque la voix du Père retentit. Se centrer sur le Mystère du Christ, le contempler dans sa profondeur, voilà notre vocation profonde. Le pape François commente ainsi la deuxième lecture de ce dimanche :

« En cette nuit, comme un faisceau de lumière d’une grande clarté, résonne l’annonce de l’apôtre : ‘La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes’ (Tt 2, 11). La grâce qui est apparue dans le monde c’est Jésus, né de la Vierge Marie, vrai homme et vrai Dieu. Il est venu dans notre histoire, il a partagé notre chemin. Il est venu pour nous libérer des ténèbres et nous donner la lumière. En lui est apparue la grâce, la miséricorde, la tendresse du Père : Jésus est l’Amour qui s’est fait chair. Il n’est pas seulement un maître de sagesse, il n’est pas un idéal vers lequel nous tendons et dont nous savons que nous sommes inexorablement éloignés, il est le sens de la vie et de l’histoire, qui a établi sa tente au milieu de nous. » [7]

Nous pouvons alors terminer notre méditation en contemplant dans la prière la théophanie trinitaire sur les bords du Jourdain . Voir la colombe, écouter la voix, suivre le Christ… Une description de saint Ambroise pourra nous aider. Il considère l’âme comme le temple de l’Esprit Saint et nous invite à connaître le Père:

« Nous avons vu l’Esprit, mais en forme corporelle ; cherchons à voir aussi le Père. Puisque nous ne pouvons pas voir, écoutons. Notre Dieu miséricordieux est présent. Il ne va pas abandonner son temple. Il désire construire chaque âme, Il désire la modeler pour son salut, Il désire transporter des pierres vivantes depuis la terre jusqu’au ciel. Il aime son temple. Aimons-le. Si nous aimons Dieu, observons ses commandements. Si nous l’aimons, nous le connaîtrons. Celui qui dit le connaître mais n’observe pas ses commandements est un menteur. Comment celui qui n’aime pas la vérité pourrait-il aimer Dieu, si Dieu est la Vérité ? Écoutons donc le Père, parce que le Père est invisible. Et le Fils est invisible selon sa divinité, parce que personne n’a jamais vu Dieu : alors qu’Il est Fils, Il n’est pas vu comme Fils, tant qu’Il est Dieu. Et pourtant Il a voulu se montrer dans un corps. Parce que le Père n’a pas revêtu de corps, le Père a voulu nous montrer qu’Il est présent dans le Fils, en disant : ‘Tu es mon Fils bien-aimé. En toi je me complais.’ » [8]

Nous pouvons nous aider d’une prière de sœur Faustine :

« Sainte Trinité, Dieu unique, inconcevable dans la grandeur de Votre Miséricorde envers les créatures et particulièrement envers les pauvres pécheurs. Vous avez révélé l’abîme de Votre Miséricorde inconcevable dont aucune intelligence humaine, ni angélique ne sondera jamais les limites. Notre néant et notre misère s’anéantissent dans Votre grandeur. Ô Bonté infinie, qui vous louera dignement ? Se trouvera-t-il une âme, qui Vous comprenne dans Votre amour ? Ô Jésus, de telles âmes existent, mais il n’y en a pas beaucoup. » [9]

 

[1] Benoît XVI, Homélie du 10 janvier 2010.

[2] Edith Stein, Source cachée(œuvres spirituelles), Ad solem – Cerf, 1999, p. 243.

[3] Catéchisme, nº2772.

[4] Benoît XVI, Homélie du 10 janvier 2010.

[5] Pape François, Angélus, 12 janvier 2014.

[6] Benoît XVI, Homélie, 11 décembre 2011.

[7] Pape François, Homélie pour Noël 2013

[8] saint Ambroise, Sur saint Luc, 2.94

[9] Sainte Faustine (Héléna Kowalska), Petit Journal, disponible ici, nº360.